/ Feuilles d'herbe d'après walt whitman

 

aux éditions José Corti
mise en scène Fanny Rudelle | traduction Eric Athénot | interprétation Julien Guill

Nous vous proposons de partager un moment de nos vies. Nous vous convions à un dîner. Des tables nappées sont installées avec du vin rouge, un plateau de fromages et des fruits. Nous mangerons et boirons ensemble. Un homme est là, parmi nous, à notre table, il prend la parole, envahit l’espace, est avec nous. Pour nous, pour le passé et l’avenir de l’humanité.
Nous sommes responsable de notre vie. Nous pouvons construire le monde. Message utopiste mais qui dans les mots et le chant du poète donne la force d’y croire. Un enragé porte haut ce chant démocratique, par sa voix et son corps, ailleurs que dans l’incarnation mais dans une appropriation du geste poétique de Whitman qui a été celui d’écrire dans une grande liberté afin de «parler en poésie»  avec ses proches.

production la compagnie provisoire | coproduction La Maison de la Poésie de Montpellier.

2015 Théâtre de l'Albarède (Ganges), Printemps des poètes (Pézenas)
2014 Théâtre des 13 Vents Centre Dramatique National
2013 Théâtre des 13 Vents, spectacle «à installer partout» 
2012 Médiathèque Shakespeare à Montpellier, Festival O.R.A.G.E. à Montpellier, Médiathèque Giono à Pérols et Françoise Giroud à Castries
2011 Création à La Maison de la poésie de Montpellier.

/ Le nuage en pantalon de vladimir maïakovski

aux éditions le temps des cerises
traduction Charles Dobzynski | une performance poétique de Julien Guill

Pour clamer leurs poèmes dans la rue, les «futuristes» se peignaient le visage. Sorte de masque de rituel pour un Carnaval épouvantable, presque une transe exutoire. Depuis son Golgotha, perché sur sa chaise, l'inteprète partage son calvaire.
Maïakovski agit par l’écriture. Il pousse des cris contre l’amour, l’art, l’ordre et la religion. Il raconte l’éclatement du cœur, de l’esprit, de la raison et de l’âme. Un parcours à travers le chaos qui force à réinventer le monde pour se l’approprier. Il s’agit d’un acte de résistance. Il est question de l’éveil d’une sensibilité face à la naissance de la révolte, à la brûlure insoutenable de l’être et de sa pensée, et d’un enthousiasme insatiable qui correspond au désir isolé de chacun d’en découdre, d’être en révolte. Contre. Dire non.

production la compagnie provisoire

2015 Théâtre de l'Albrède (Ganges)
2014 Centre Ressources (Pézenas)
2013 Journée Delteil à Grabels
2011 L’atelier du jardin à Montpellier
2010 Tournée médiathèques DDLL 34, Jardin Urbain V à Avignon, «Printemps des poètes» à Montpellier
2009 Jardin Urbain V à Avignon, House café à Lodève, Chez Pépé à Montpellier
2008 «Quartiers libres», L’Atelier du Garage & La Baignoire à Montpellier
2007 Théâtre du Périscope à Nîmes, Festival «les Nuits de la Terrasse et del catet» à Murviel les Béziers, Création à L’Etc, Création au bar à vin «Le comptoir» à Montpellier.

/ J'ai torturé d'après des témoignages de tortionnaires

conception & mise en scène Julien Guill | interprétation Fanny Rudelle & Sébastien Portier

La violence dont traite la problématique du tortionnaire est là. Quotidienne. Nous faisons corps avec elle. Une certaine agressivité se diffuse. Nous baignons dans la lutte contre le terrorisme. La prévention d’un drame semble justifier tous les excès. Peut-on se détourner de cette guerre moderne. Peut-on éviter de la questionner. Qu’est ce que c’est que ces tortionnaires... ces hommes et ces femmes qui, pour une grande partie, pensent et pensaient protéger. Peut-on s'arranger de ça. D’une histoire «qui ne serait pas la nôtre». Peut-on laisser reposer ces livres, ces récits, ces témoignages, ces interviews, ces réflexions. Ça nous concerne. Ça nous atteint. Ça nous pose un problème. Il s’agit de notre quotidien. Nous sommes concernés par le silence qui entoure la figure du bourreau.

production la compagnie provisoire | coproduction La Baignoire, lieu des écritures contemporaines

2014 Création à «La Baignoire, lieu des écritures contemporaines» (34)

/ Médée [restitution] d'après euripide

 

conception & mise en scène Julien Guill | interprétation Fanny Rudelle | création sonore Alexandre Flory | création lumière Marc Baylet-Delperier

Une femme parle de Médée. Au fur à mesure de son témoignage, au fur à mesure du récit, elle se confond à elle. Comment aborder et absorber Médée? L’Histoire se raconte à partir de ce questionnement. Un individu est indissociable de l’histoire qu’il traverse. Médée existe par l’histoire qu’elle porte et l’actrice devient Médée à travers l’histoire qu’elle nous en livre. «Medea nunc sum».
Nous plongeons dans un espace-temps singulier. Celui, après l’acte. Celui, après l’infanticide. Celui, après le mythe de Médée. Celui d’une femme enfermée dans son drame, aux prises avec sa tragédie. Et nous ne pouvons y échapper. Ça a eu lieu et ça semble vouloir ressurgir. Ça s’impose. Nous en devenons les témoins.

production la compagnie provisoire

2013 Théâtre La Vignette (34)
2012 Création à «La salle 3» (34)